société

Mercredi 24 juin 2009


Après plusieurs années d'études, de débats et de questionnements; le nouveau préfet du Pas-de-Calais a rendu sa décision concernant la construction d'un incinérateur d'ordures ménagères à Arques, près de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais.

Les dioxines, l'un des nombreux poisons émis par les incinérateurs de ce type, ont déjà montré leur toxicité et leur capacité à polluer nos sols (voir notre article sur les dioxines dans la rubrique santé). L'association audomaroise composée de médecins, d' "écologistes" et de citoyens a brillamment démontré toutes les menaces que représente cette substance pour notre faune, notre flore et surtout pour notre santé et celle de nos enfants. Elle s'est ainsi vivement opposée et avec raison à la construction de cet incinérateur.

Le Grenelle de l'environnement a montré que les pouvoirs publiques ont pris conscience (soudainement!) de l'urgence écologique. Les grands discours se succèdent, ainsi, sur la nécessité d'agir rapidement et fortement.

Malheureusement, la décision du Préfet de permettre la construction de l'incinérateur montre ce qu'il est urgent de dire (par urgence électorale?) et non de faire.

 


A sa décharge (quel jeu de mot!):

Que faire de nos déchets? Sachant que leur nombre a augmenté depuis 15 ans de plus de 10%.
La première des solutions est de réduire les déchets à la source, c'est à dire de ne PAS LES PRODUIRE. Quelles sont les mesures prises en ce sens? Quasiment aucune. Le suremballage, le gaspillage et la surconsommation sont des règles immuables de nos sociétés qui, en cette période de crise, permettent d'alimenter notre sacro-saint PIB. Tant que rien ne sera fait dans ce domaine, le problème persistera.

La deuxième solution est la "ressourcerie", c'est à dire que l'on va réparer pour réutiliser des vieux appareils électroménagers ou des meubles. Cette pratique reste très marginale et n'est pas valorisée socialement; et n'est pas souhaitable pour notre croissance économique.

 

La troisième solution est la valorisation de nos déchets par méthanisation, pour les transformer en compost en en énergie. Des mesures commencent à être prises dans ce sens et des projets naissent épisodiquement, malheureusement. Cette solution, contrairement aux deux premières, n'est pas toujours neutre écologiquement.

La quatrième solution est le recyclage, cette solution peut aussi avoir un coût écologique, quelquefois non négligeable.

La cinquième solution est l'enfouissement, néfaste écologiquement, elle pose également des problèmes à long terme, notamment compte tenu des quantités de déchets à "faire disparaitre".

Cmme beaucoup d'autres problèmes liés à notre environnement, il n'y a pas de médicaments miracles contre le traitement de nos déchets. La seule solution passe par un changement radical de notre mode de vie et de nos habitudes de consommation. Cela nécessite de privilégier notre santé à la recherche du profit.
 

 

Sylvain, membre Ecosophia

 

 

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Samedi 21 mars 2009


La famille MOYEN comprend 3 membres : François, Françoise et leur fils Dylan. Tous les 3 travaillent pour 3 entreprises différentes :
M MOYEN pour la société Capi
Mme MOYEN pour la société Tal
Et leur fils Dylan pour la société Isme.

Leurs revenus sont suffisants pour rembourser  le prêt de leur habitation tout en faisant quelques petites économies. Cependant, M MOYEN rêve d'un Gros 4X4 et aimerait aussi une montre ROLEX car il a entendu dire qu'il fallait avoir une Rolex pour réussir sa vie. Mme Françoise MOYEN aimerait bien avoir comme sa cousine, qu'elle jalouse mais avec qui elle s'entend très bien, un petit appartement sur le bord de mer. Leur Fils Dylan voudrait se payer une voiture de sport pour "impressionner" les filles.

Un jour la cousine de Mme MOYEN leur parle d'un nouveau produit bancaire que son mari, conseiller financier, vend à grande échelle.
Le couple décide de mettre une partie de son épargne dans ce placement garanti comme très rentable, c'est en fait des parts sociales d'une holding située en Afrique. Si en plus, ils peuvent aider ces pauvres africains!

En effet, la première année le taux de rendement dépasse les 10%! M et Mme François MOYEN regrettent de ne pas avoir investis davantage; même avec un tel rendement, les 4X4, Rolex et résidence secondaire sont encore inaccesibles. Ils décident donc de placer toute leur épargne et même de faire des heures supplémentaires pour augmenter leur investissement. Surtout qu'en ce moment dans leurs entreprises respectives les plans de licenciement se multiplient, il est donc préférable d "être bien vu".

La deuxième année, les licenciements continuent dans leurs entreprises, d'ailleurs Dylan est licencié car il était le dernier arrivé. M et Mme MOYEN qui multiplient les heures supplémentaires, sont fatigués et se disputent de plus en plus souvent.
Mais, bonne nouvelle le taux de rendement frôle les 20%! Leur conseiller financier leur demande de lui signer un mandat pour l'assemblée des actionnaires de la holding : il va demander plus de rentabilité même si pour cela il faut durcir les conditions de travail et licencier. M MOYEN se dit qu'il travaille énormément et qu'il n'y a pas de raisons pour que les africains, qu'ils pensent un peu fainéants, ne s'investissent pas davantage.

La troisème année, la crise économique oblige les entreprises à réduire leur production. Ils licencient davantage. Mme MOYEN est contrainte de reprendre un temps partiel ("c'est ça ou la porte!"). Les mouvements de grève se sont multipliés durant l'année. Leurs fils Dylan ne retrouve pas de travail et depuis quelques jours un étrange champignon lui pousse sur le nez et le défigure.
Leur conseiller financier leur indique, en plus, que le taux de rendement n'est que de 8% cette année, et qu'il faut demander la délocalisation des entreprises car les mouvements de grève ont considérablement réduits l'activité. M MOYEN enrage contre ces africains qui ne savent pas la chance qu'ils ont!

La quatrième année, l'entreprise de Mme MOYEN est délocalisée. Le champignon de Dylan le défigure complétement; il pense que cela vient des substances qu'il utilisait à l'usine. Pour gagner du temps il ne respectait pas toutes les procédures de sécurité. M MOYEN est contraint au chômage partiel. Ils participent au mouvement social qui a lieu dans son entreprise, car celle-ci appartient à une holding qui multiplie des bénéfices importants depuis plusieurs années, elle se nomme Capitalisme.
En difficulté financière, M MOYEN va voir son conseiller financier car il veut récupérer son argent. Mais celui-ci lui indique que la somme est bloquée 8 ans, qu'il fallait qu'il lise le contrat même les petites lettres en bas de la deuxième page.
M Moyen rentre chez lui et lit le contrat en entier, effectivement le banquier à raison; mais M MOYEN est stupéfait la holding dans laquelle sa famille a investi se nomme capitalisme! Elle détient la majotité des parts sociales des 3 entreprises où travaillaient les membres de sa famille! 


Cette petite histoire est peut-être caricaturale, mais chacun s'y retrouvera un petit peu.
La crise actuelle n'est pas le fait de "méchants" marginaux  qui ont abusé du système. C'est une crise des valeurs mis en évidence par le système : l'individualisme, la cupidité, l'avidité, le matérialisme ostentatoire, .....






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Jeudi 26 février 2009


En faisant abstraction des risques pour la santé humaine, je recherchais, dans la première partie, les arguments qui justifient l'utilisation des OGM.  
Nous avons pu constater que l'éradiction de la faim dans le monde est un argument qui n'a pas de fondements. Quant bien même les OGM le permettraient techniquement, l'unique obsession des multinationales est d'accumuler des profits.

Deux autres arguments sont évoqués par les producteurs d'ogm :
- les ogm permettent de réduire l'utilisation des pesticides
- leur coût de production est plus faible que dans l'agriculture classique.


La réduction des phytosanitaires :


Les producteurs de pesticides et d'OGM partagent les mêmes intérêts économiques. Il semble étrange d'une part de minimiser la dangerosité des pesticides et ; d'autre part, de faire l'éloge des OGM comme "anti-pesticides" d'avenir.

Rappelons que les OGM ont pour 71% d'entre eux la capacité de résister à un herbicide ou un insecticide et que 28% produisent leur propre insecticide.
Pour ceux "programmés" pour résister à un pesticide, il nécessite et encourage, par ce procédé, l'utilisation de pesticides. Pour ceux qui inscrivent dans les gènes des plantes la "création" d'un insecticide, on peut s'interroger sur les risques pour l'écosystème.

Le seul intérêt pour les producteurs d'OGM est, d'une part, de vendre le pesticide avec la plante OGM et surtout ; d'autre part, de condamner les producteurs agricoles à utiliser leurs semences.
Donc, les OGM permettent d'augmenter et surtout de garantir un chiffre d'affaire au fil du temps aux producteurs d'OGM. Ils préconisent ainsi leur "développement durable".

Un coût plus faible?

Les OGM couteraient moins chers. Pour qui? Les cultivateurs sont obligés chaque année d'acheter de nouvelles semences OGM protégées par un brevet. Alors qu'avec des plantes "traditionnelles", ils pouvaient (pour certaines) utiliser leurs propres semences qui ne leur coûtent rien!
Dans le même temps, le profit des producteurs d'OGM ne cesse d'augmenter.

En conclusion, les OGM actuellement utilisés n'ont rien apporter d'un point de vue alimentaire ; mais uniquement des doutes sur leur innocuité pour l'homme et la biodiversité.


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Lundi 16 février 2009


Les OGM sont la source de nombreux débats, et non d'un débat unique : pour ou contre les OGM? Ils peuvent ainsi être utilisés en médecine, dans la fabrication de vaccins, en plein champs, dans l'alimentation humaine, animale, en laboratoire, ....

La question souvent privilégiée est de savoir si les OGM présents dans l'alimentation sont dangereux pour la santé humaine.
Les réponses à cette question sont très hétérogènes; et ont la mauvaise habitude d'oublier l'impact sur l'écosystème.
Il n'y a simplement pas de réponse catégorique à cette question. Que faire dès lors?


OGM et santé humaine ?

Il n'y a pas d'unanimité sur ce sujet et de nombreux scientifiques admettent qu'ils sont incapables de dire si l'utilisation des OGM est dangereuse  pour l'homme.
Mettre en cause la dangerosité des OGM n'a rien à voir avec un quelconque "anti-science" ou "anti-progrès", comme certains le crient.  Ce sont les progrès des connaissances, des techniques qui permettent aujourd'hui d'avoir des doutes sur l'innocuité de l'utilisation des OGM.

Les scientifiques ne maitrisent pas totalement cette technologie, et pourtant l'industrie agro-alimentaire l'utilise en grande quantité. C'est comme donner un médicament à son enfant sans consulter son médecin, son pharmacien et sans lire la posologie, les mises en garde et les effets secondaires possibles.

Quels sont les effets bénéfiques pour l'humanité qui légitimeraient de prendre ces risques ?


La fin de la faim?

 

Les OGM actuellement cultivés dans le monde représentent plus de 120 millions d'hectares, soient 7 à 8% des terres agricoles mondiales cultivées.
Les défenseurs des OGM mettent en avant le fait que ceux-ci permettront d'éradiquer la faim dans le monde.

Deux propriétés des OGM sont mises en avant : d'une part le fait qu'ils sont plus résistants et cultivables en milieu hostile ; et d'autre part qu'ils sont plus riches en certaines molécules.
Il reste à vérifier la véracité sur le terrain de ces caractéristiques supposées. 

Mais, concédons ces effets bénéfiques aux OGM. Ces propriétés permettraient-elles pour autant d'éradiquer la faim dans le monde? 

La malnutrition se concentre en Afrique Subsaharienne, les cultures OGM devraient donc y être concentrées. Or, en Afrique, les terres cultivées OGM sont présentes, quasi-uniquement, en Afrique du Sud (plus d'un millions d'hectares), et pour moins de 1% de la surface totale OGM. Ajoutons à cela que la malnutrition a atteint 925 millions de personnes et qu'elle est en augmentation dans le monde malgré l'explosition des surfaces cultivées OGM.

Actuellement, la faim dans le monde n'a pas pour source un problème technique, la production alimentaire suffit à nourir le monde entier. Le problème provient d'une déficience du système de régulation socio-économique mondial. La production alimentaire est simplement mal répartie : au nord on souffre de trop "bouffer", au Sud on meurt de ne pas manger.

D'ailleurs l'exemple du SIDA illustre bien mon propos : 2/3 des victimes du SIDA habitent l'Afrique et "crèvent" sans avoir accès à la tri-thérapie, protégée par des brevets détenus par les multinationales de l'industrie pharmaceutique.

Que penser de la sincérité des propos de chefs d'entreprises qui n'ont pour unique but d'engendrer des bénéfices ?

Les firmes multinationales ont pour but d'engendrer des profits, et ils le font très bien. Leurs seuls effets sur l'alimentation est d'appauvir et d'asservir les producteurs locaux qui utilisent leurs OGM et d'entretenir l'obésité de leurs actionnaires.

Les risques pour la santé des OGM sont-ils plus probables que l'envie des multinationales de lutter contre la faim?  


En attendant la suite quelques sites "variés" :

http://www.ogm.gouv.fr/
http://www.science-decision.fr/
http://www.actu-ogm.fr/
http://www.mdgrf.org/


Sylvain, membre Ecosophia.
















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Lundi 16 juin 2008


L'information a été révélée par le Canard Enchaîné pendant le moi de mai 2008.
Un premier article a révélé l'achat pas la société Saipol, propriétaire de Lesieur, de 40000 litres d'huile de tournesol aux qualités nutritionelles particulières.

Ce fait a été suivi par le laxisme, malheureusement trop habituel des autorités françaises.
Malgré la médiatisation restreinte de cette affaire, le Canard enchainé a donné une liste des marques concernées, quelques jours plus tard.

Depuis, pas grand chose; mais entre l'Euro de foot, le congrès du PS libéral et le disque de Carla; les sujets vendeurs n'ont pas manqué.

A ceux qui seraient horifiés, n'oubliez pas qu'en réclamant comme priorité du pouvoir d'achat, vous les encouragez à avoir de tels types de comportements!!


L'affaire est détaillée sur le site :
http://infosdelaplanete.org/4001/quand-l-huile-de-moteur-fait-tourner-la-mayo.html/

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Mardi 3 juin 2008



Le rédacteur en chef de l'Ecologiste dans le numéro 25 de 2008, évoquait une analyse purement financière du journal Les Echos du 8 janvier 2008.


"La stratégie de Monsanto consiste à commercialiser le maximum de semences OGM détenant au moins un trait dédié à la tolérance des herbicides"...
..."Cela permet au groupe américain de vendre massivement son désherbant Roundup. Cette politique très fructueuse à court terme (2008 et 2009), n'est pas tenable sur le long terme en raison de la pollution accrue et rapide des terres agricoles".


Ainsi, le journal Les Echos conseillait d'acheter l'action Monsento à court terme seulement!

Immoralité : les investisseurs financiers sont disposés à prendre des risques pour notra santé, pas pour leur portefeuille....


Sylvain, membre Ecosophia.

Par ecosophia
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Lundi 28 avril 2008


"... une instance publique de régulation est plus que jamais nécessaire pour encadrer l'anarchie d'un marché dont le règne sans partage déboucherait sur une société clivée entre gagnants et perdants, nantis et misérables, inclus et exclus. Le contraire d'une société de semblables.
Faire face aux insécurités, c'est combattre, à parité, l'insécurité civile et l'insécurité sociale. Il existe aujourd'hui un très large concensus sur le fait que, pour assurer la sécurité civile (la sécurité des biens et des personnes), une forte présence de l'Etat est requise : il faut défendre l'Etat de droit. Il devrait en aller de même pour lutter contre l'insécurité sociale : il faudrait sauver l'Etat social. En effet, il ne peut exister de sociétés d'individus, sauf à ce qu'ils se retrouvent clivés ou atomisés, sans que les systèmes publics de régulations n'imposent, au nom de la cohésion sociale, la prééminance d'un garant de l'intérêt général sur la concurrence entre les intérêts privés."

 

Extrait de l'ouvrage du sociologue Robert Castel, L'insécurité sociale (2003), Seuil, collection la république des idées.

un livre à lire et à conseiller aux membres du gouvernement actuel qui ne l'ont apparemment pas lu.

Par ecosophia
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