En France, les Affections de longue durée (cancer, diabère, maladies cardio-vasculaires,...) représentent 60% des dépenses de santé ou 55,7 milliards d'euros. Or, selon l'OMS, 40% des ces
maladies sont évitables grâce à des mesures de prévention. Dès lors, 40% de 55,7 milliards, ça ne permettrait pas de combler un certain trou?
Pourquoi la prévention n'est pas davantage privilégiée par rapport à la recherche, les médicaments et les soins? Certes, il est agréable d'être bien soigné, mais à choisir, je préfère ne pas être
malade.
Pourquoi n'y-a-t-il pas davantage de mesures de prévention? Comme le réclame, par exemple, le cancérologue Dominique Belpomme.
Peut-être parce que l'industrie pharmaceutique représente 650 milliards de dollars, et que les frais de marketing sont deux fois plus importants que les fonds consacrés à la recherche? Les
médicaments sont devenus des produits de consommation courante, pour vous convaincre, on vous dira "qu'au pire ça ne peut pas vous faire de mal!".
Pas étonnant, dès lors que la revue Prescrire estimait que les 2/3 des médicaments créés depuis 1992 n'apportaient rien de nouveau!
Allez consommez, n'importe quoi, mais consommez, pour le bien de votre économie : petites pillules, petits cachets, petites pommades.
Et surtout, continuez à être malades....... pour leurs profits........
Sylvain, vice-président Ecosophia.
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Vendredi 14 décembre 2007
Commentaires d'un artcicle publié dans la voix du Nord du 12 décembre 2007 intitulé : maladies de longue durée : la prise en charge à 100% des patients remise en cause. Ceux-ci
n'engagent pas le journal mentionné ci-dessus.
Après la franchise médicale, un nouveau pas pourrait être effectué vers la privatisation du système français de soins. La Haute Autorité de santé (HAS) vient de se proposer en faveur d'une
réforme de la prise en charge à 100% des affections de longue durée (ALD). Ces maladies nécessitent des soins coûteux et sur une période relativement longue. Il s'agit de maladies comme le
cancer, le diabète, les maladies cardio-vasculaires, Alzheimer ou encore le sida. Actuellement, les ALD concernent 8 millons de personnes et 60% des remboursements de la sécurité sociale.
Ceux-ci sont liés notamment à la prévention. Le problème soulevé est d'ordre financier puisque le nombre de personnes en ALD risque d'atteindre rapidement les 12 millions.
D'un point de vue comptable, la remise en cause du remboursement à 100% des examens de prévention est contestable. Si l'on prend l'exemple d'un diabétique, il effectue des examens
coûteux (plusieurs centaines d'euros) pour prévenir un éventuel infractus. Des examens que de nombreux patients ne pourraient effectués sans une prise en chargeà 100%. Or, un patient, "après
un infractus va coûter 3000 euros par jour au service de réanimation".
Mais, cette mesure risque d'accroître encore davantage les inégalités sociales. En effet, plus vous êtes riche, plus le risque d'être victime d'une des ALD est faible. Par exemple, la
surmortalité d'un ouvrier par rapport à un cadre est de 3 pour le cancer et 5 pour le diabète. Les individus les plus concernés par ces pathologies, avec une telle réforme, seront les moins
capables financièrement de se soigner convenablement.
D'ailleurs, la plupart de ces maladies sont évitables par une prévention en amont, notamment par des campagnes d'informations sur des habitudes alimentaires à avoir ou des comportements à éviter
ou souhaitables. En Finlande, grâce à une action volontariste de prévention, la population a changé ses habitudes et le taux de maladies cardio-vasculaires a été réduit considérablement.
Nombreuses études estiment qu'un tiers de ces maladies sont évitables. La solution aux problèmes de financement n'est donc peut-être pas uniquement comptable.
Compte tenu des ces observations, il semble incohérent de continuer à autoriser la diffusion de publicités de produits sucrés à destination de nos enfants. Quant bien même un message de
prévention apparaît en bas de nos écrans, il reflète davantage un manque de courage politique que de décisions volontaristes.
Ainsi, les parents, qui souvent ont préféré laisser regarder la télévision à leur enfants plutôt que de risquer une marginalisation sociale au sein des cours de récré de leur bambin; se
retrouvent devant un nouveau dilemme : infliger une frustration à leurs enfants en leur refusant la barre chocolatée ou les condamner à l'obésité et les maladies qui souvent l'accompagne.
Mais, peut-on espérer un changement alors que les autorités exécutives de l'Etat vont certainement passer leurs réveillons de fin d'année avec les dirigeants des firmes agro-alimentaires qui
intoxiquent nos enfants en sucre?
Sylvain,
nb : pour ceux que notre santé intéresse je vous recommande un excellent ouvrage de André CICOLELLA : Le défi des épidémies modernes aux éditions La Découverte (2007).
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