Comme habituellement le deuxième mardi du mois au Quilit-Quilit rue Boutleux à Béthune, à 18h30.
A mardi donc?
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Comme habituellement le deuxième mardi du mois au Quilit-Quilit rue Boutleux à Béthune, à 18h30.
A mardi donc?
Hommage au père de l'anthropologie française, ces citations sont extraites de "Tristes tropiques"(1955).
"L'humanité s'installe dans la mono-culture, elle s'apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave. Son ordinaire ne comportera plus que ce plat."
une betterave dopée aux engrais chimiques, bourrée de pesticides, aux couleurs artificielles grâce aux colorants chimiques et sans saveur.
"Les blancs proclament que les indiens étaient des bêtes, les seconds se contentaient de soupçonner les premiers d'être des dieux. A ignorance égale, le dernier procédé était certes plus dignes
d'hommes."
A l'époque on prenait l'avion pour aller dans les pays dits "sous-développés", et on ramenait leur population en bâteaux dans nos pays "modernes" pour les exploiter.
Aujourd'hui.......
Non, Non Monsieur Besson, votre politique d'immigration n'est pas visée par ces propos.
Après plusieurs années d'études, de débats et de questionnements; le nouveau préfet du Pas-de-Calais a rendu sa décision concernant la construction d'un
incinérateur d'ordures ménagères à Arques, près de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais.
Les dioxines, l'un des nombreux poisons émis par les incinérateurs de ce type, ont déjà montré leur toxicité et leur capacité à polluer nos sols (voir notre article
sur les dioxines dans la rubrique santé). L'association audomaroise composée de médecins, d' "écologistes" et de citoyens a brillamment démontré toutes les menaces que représente cette
substance pour notre faune, notre flore et surtout pour notre santé et celle de nos enfants. Elle s'est ainsi vivement opposée et avec raison à la construction de cet
incinérateur.
Le Grenelle de l'environnement a montré que les pouvoirs publiques ont pris conscience (soudainement!) de l'urgence écologique. Les grands discours se succèdent, ainsi, sur la nécessité
d'agir rapidement et fortement.
Malheureusement, la décision du Préfet de permettre la construction de l'incinérateur montre ce qu'il est urgent de dire (par urgence électorale?) et non de faire.
A sa décharge (quel jeu de mot!):
Que faire de nos déchets? Sachant que leur nombre a augmenté depuis 15 ans de plus de 10%.
La première des solutions est de réduire les déchets à la source, c'est à dire de ne PAS LES PRODUIRE. Quelles sont les mesures prises en ce sens? Quasiment aucune. Le suremballage, le gaspillage
et la surconsommation sont des règles immuables de nos sociétés qui, en cette période de crise, permettent d'alimenter notre sacro-saint PIB. Tant que rien ne sera fait dans ce domaine, le
problème persistera.
La deuxième solution est la "ressourcerie", c'est à dire que l'on va réparer pour réutiliser des vieux appareils électroménagers ou des meubles. Cette pratique reste très marginale et n'est
pas valorisée socialement; et n'est pas souhaitable pour notre croissance économique.
La troisième solution est la valorisation de nos déchets par méthanisation, pour les transformer en compost en en énergie. Des mesures commencent à être prises dans
ce sens et des projets naissent épisodiquement, malheureusement. Cette solution, contrairement aux deux premières, n'est pas toujours neutre écologiquement.
La quatrième solution est le recyclage, cette solution peut aussi avoir un coût écologique, quelquefois non négligeable.
La cinquième solution est l'enfouissement, néfaste écologiquement, elle pose également des problèmes à long terme, notamment compte tenu des quantités de déchets à "faire disparaitre".
Cmme beaucoup d'autres problèmes liés à notre environnement, il n'y a pas de médicaments miracles contre le traitement de nos déchets. La seule solution passe par un changement radical
de notre mode de vie et de nos habitudes de consommation. Cela nécessite de privilégier notre santé à la recherche du profit.
Sylvain, membre Ecosophia
1ère rendez-vous :
La réunion mensuelle des membres de l'association ce mardi 12 mai au Quilit-Quilit (rue Boutleux à Béthune) à partir de 18h30.
2ème rendez-vous :
Ecosophia organise le mardi 19 mai à la Charité, rue Fernand Bar à Béthune une réunion d'information à partir
de 18h30 :
l'intervention des infirmières de l'association "santé en action" a pour thème : Air intérieur, ami ou ennemi ?
La pollution intérieure est beaucoup plus importante que celle extérieure : pourquoi et comment y remédier?
La simplicité volontaire ne se légitime pas et ne repose pas sur la peur de l'apocalypse et de la maladie. La culpabilité et le culte de la sobriété ne sont pas à la base de la logique de la
simplicité volontaire.
L'apocalypse?
Comme je l'ai souligné dans les articles précédents, l'humanité est condamnée à court ou plus long terme. De même, l'homme est condamné à la mort ; la simplicité volontaire ne vous garantit pas
l'immortalité, ni même une vie plus longue.
Ainsi, les conséquences du changement climatique, le respect de l'empreinte écologique, la lutte contre la pollution, l'épidémie de cancers, les SEP, les maladies neuro-dégénérétatives ne
sont pas des arguments justifiant directement la simplicité volontaire. Ce sont les conséquences néfastes de notre système socio-économique actuel.
La simplicité volontaire est une philosophie de vie qui permet à l'homme de s'épanouir davantage, de vivre mieux et en meilleure santé.
On choisit la simplicité volontaire car cette phisosophie de vie permet d'améliorer notre qualité de vie. On réduit notre stress, consacre davantage de temps à des
activités épanouissantes, on améliore notre santé (moins de pollution, moin d'obésité, moins d'anxiolitiques,...), on se libère de la pression consumériste et on se "désindividualise". En
résumé, on réapprend à vivre et aimer l'instant présent.
Sobriété forcée?
La simplicité volontaire ne peut reposer sur le culte de la sobriété ou d'une frustration généralisée. Un tel comportement me semble aussi irrationnel que celui de la surconsommation.
Elle préconise de ne pas agir par pulsion consumériste mais par envie réelle, on pourrait qualifier cela de sobriété raisonnée. Les comportements du précurseur de la simplicité volontaire sont
motivés par la raison, ce n'est pas une espèce de pratique sadomasochiste de la frugalité où le plaisir viendrait de la privation.
En résumé?
La simplicité volontaire ne se légitime pas par la peur et n'a pas comme moteur la culpabilité ; il ne s'agit pas d'une compétition du moins pollueur. Elle repose sur la non violence
qu'elle soit verbale, physique ou psychologique. Ainsi, il ne s'agit pas de culpabiliser les autres en considérant que l'on est l'exemple à suivre. On montre uniquement un chemin
différent.
La simplicité volontaire n'est pas une secte, ni une religion. Cette philosophie de vie ne se subit pas, elle s'approprie progressivement. Elle n'appartient à personne et ne doit pas être suivie
strictement mais adaptée aux besoins réels et situations de chacun.
Elle est un remède contre notre société consumériste qui s'étouffe de ses frustrations.
Evidemment, tout comportement qui s'écarte de la société de consommation va être ridiculisé et marginalisé. De même, la société repose sur une logique d'organisation souvent contraire à
celle de la simplicité volontaire.
La simplicité volontaire nécessite ainsi des réseaux ou une démarche plus collective (qui passe par l'engagement citoyen ou politique) pour mieux s'appliquer.
J'espère que ce texte répondra aux interrogations et aux doutes des personnes qui ont assisté à la projection du film "simplicité volontaire et décroissance" au Poche à Béthune. Et aux
autres aussi......
Sylvain,
Membre Ecosophia
2 évènements du mois d'avril à ne pas manquer :
D'abord, la journée sans achat le samedi 5avril, la règle : ne pas acheter et surtout éviter les grandes surfaces, les stations service, ... LES GROS PROFITEURS
Ensuite, le mardi 14 avril à 18h30 au Poche à Béthune (62400) la projection du film simplicité volontaire et décroissance, suivie d'un petit débat animé par .... ECOSOPHIA. Plusieurs raisons de
venir donc....
Renseignements : Poche, rue Fernand Bar
62
400 BETHUNE
tél : 03 21 64 37 37
La famille MOYEN comprend 3 membres : François, Françoise et leur fils Dylan. Tous les 3 travaillent pour 3 entreprises différentes :
M MOYEN pour la société Capi
Mme MOYEN pour la société Tal
Et leur fils Dylan pour la société Isme.
Leurs revenus sont suffisants pour rembourser le prêt de leur habitation tout en faisant quelques petites économies. Cependant, M MOYEN rêve d'un Gros 4X4 et aimerait aussi une montre
ROLEX car il a entendu dire qu'il fallait avoir une Rolex pour réussir sa vie. Mme Françoise MOYEN aimerait bien avoir comme sa cousine, qu'elle jalouse mais avec qui elle s'entend très
bien, un petit appartement sur le bord de mer. Leur Fils Dylan voudrait se payer une voiture de sport pour "impressionner" les filles.
Un jour la cousine de Mme MOYEN leur parle d'un nouveau produit bancaire que son mari, conseiller financier, vend à grande échelle.
Le couple décide de mettre une partie de son épargne dans ce placement garanti comme très rentable, c'est en fait des parts sociales d'une holding située en Afrique. Si en plus, ils peuvent
aider ces pauvres africains!
En effet, la première année le taux de rendement dépasse les 10%! M et Mme François MOYEN regrettent de ne pas avoir investis davantage; même avec un tel rendement, les 4X4, Rolex et résidence
secondaire sont encore inaccesibles. Ils décident donc de placer toute leur épargne et même de faire des heures supplémentaires pour augmenter leur investissement. Surtout qu'en ce moment dans
leurs entreprises respectives les plans de licenciement se multiplient, il est donc préférable d "être bien vu".
La deuxième année, les licenciements continuent dans leurs entreprises, d'ailleurs Dylan est licencié car il était le dernier arrivé. M et Mme MOYEN qui multiplient les heures supplémentaires,
sont fatigués et se disputent de plus en plus souvent.
Mais, bonne nouvelle le taux de rendement frôle les 20%! Leur conseiller financier leur demande de lui signer un mandat pour l'assemblée des actionnaires de la holding : il va demander plus de
rentabilité même si pour cela il faut durcir les conditions de travail et licencier. M MOYEN se dit qu'il travaille énormément et qu'il n'y a pas de raisons pour que les africains, qu'ils pensent
un peu fainéants, ne s'investissent pas davantage.
La troisème année, la crise économique oblige les entreprises à réduire leur production. Ils licencient davantage. Mme MOYEN est contrainte de reprendre un temps partiel ("c'est ça ou la
porte!"). Les mouvements de grève se sont multipliés durant l'année. Leurs fils Dylan ne retrouve pas de travail et depuis quelques jours un étrange champignon lui pousse sur le nez et le
défigure.
Leur conseiller financier leur indique, en plus, que le taux de rendement n'est que de 8% cette année, et qu'il faut demander la délocalisation des entreprises car les mouvements de grève ont
considérablement réduits l'activité. M MOYEN enrage contre ces africains qui ne savent pas la chance qu'ils ont!
La quatrième année, l'entreprise de Mme MOYEN est délocalisée. Le champignon de Dylan le défigure complétement; il pense que cela vient des substances qu'il utilisait à l'usine. Pour gagner du
temps il ne respectait pas toutes les procédures de sécurité. M MOYEN est contraint au chômage partiel. Ils participent au mouvement social qui a lieu dans son entreprise, car celle-ci appartient
à une holding qui multiplie des bénéfices importants depuis plusieurs années, elle se nomme Capitalisme.
En difficulté financière, M MOYEN va voir son conseiller financier car il veut récupérer son argent. Mais celui-ci lui indique que la somme est bloquée 8 ans, qu'il fallait qu'il lise le contrat
même les petites lettres en bas de la deuxième page.
M Moyen rentre chez lui et lit le contrat en entier, effectivement le banquier à raison; mais M MOYEN est stupéfait la holding dans laquelle sa famille a investi se nomme capitalisme! Elle
détient la majotité des parts sociales des 3 entreprises où travaillaient les membres de sa famille!
Cette petite histoire est peut-être caricaturale, mais chacun s'y retrouvera un petit peu.
La crise actuelle n'est pas le fait de "méchants" marginaux qui ont abusé du système. C'est une crise des valeurs mis en évidence par le système : l'individualisme, la cupidité, l'avidité,
le matérialisme ostentatoire, .....
Deux évènements à ne pas manquer :
- L'ADAV organise le samedi 14 mars 2009 à Béthune une ballade à vélo pour promouvoir l'utilisation du vélo en ville.
Le rendez-vous est fixé à 10 heures devant la gare de Béthune.
Pour plus d'informations : http://www.droitauvelo.org/
- La semaine du Développement durable qui aura lieu du 1er au 7 avril 2009, pour prévoir vos activités selon votre région :
http://www.semainedudeveloppementdurable.gouv.fr/
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